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Le footballeur idéal existe-t'il ?

5 mars 2016 - 11:05

Il y a plusieurs sortes de footballeurs.

Il y a le distrait. Il reçoit sa convocation, la lit, la met dans sa poche, et n’y pense plus. Le jour du match, il « oublie » le rendez-vous. Son équipe jouera peut-être à dix à cause de son amnésie temporaire, mais ce n’est pas grave, il sera là au prochain entraînement. Quand son entraîneur lui demandera la cause de son absence, il réalisera  (enfin) que son équipe a dû se passer de ses services.

Il y a le fougueux. Dès sa sortie du vestiaire, il fonce vers le terrain pour commencer son échauffement. Enfin… échauffement… si l’on veut. La première chose qu’il fera, ce sera d'approprier un ballon et de pilonner son gardien de but, qui ne demande, lui, qu’une chose : qu’on lui mette des balles dans les mains afin de s’échauffer sérieusement. Son copain fougueux lui, continuera à balancer des missiles en direction des buts, qu’il ratera dans la plupart des cas, jusqu’au moment où, n’étant pas échauffé correctement, il se fera le claquage ou l’élongation qui l’empêchera de participer au match.

 Il y a aussi la « vedette » ou qui se croit telle. Il ne va pas rater un match de Champion’s League à la télé. Dès qu’il en aura l’occasion, en match ou à l’entraînement, il essaiera de refaire le petit-pont de Cristiano Ronaldo, la roulette de Eden Hazard ou la reprise de volée de Benzema. Il ratera sa tentative, bien sûr, car il n’est ni Ronaldo, ni Hazard ni Benzema. Ce qui ne l’empêchera pas de recommencer bien sûr… avec le même taux de déchet dans ses tentatives. En revanche, il ne pensera jamais, en match, à garder son calme comme sa vedette préférée sait si bien le faire dans un match « chaud » ; il ne saura pas tomber aussi bien à la limite de la surface de réparation, avec un grand cri, comme son dribbleur favori, pour obtenir le coup franc bien placé. Non, mais il sera prêt à faire jouer ses poings au premier tacle un peu rugueux, ou il ne saura que s’en prendre verbalement à l’arbitre à la moindre faute non sifflée. Sa (relative) aisance technique qui pourrait apporter un « plus » à son équipe se transformera en carton jaune ou rouge, en suspension, en amende pour son club. Il coûtera d’autant plus à son club que, bien souvent, il fera aussi partie de la frange de joueurs qui aura « oublié » de régler sa cotisation en début de saison.

 Il y a l’inévitable Monsieur Yaka. « Y a ka faire ceci », « y faut qu’on… ». Toujours le premier à critiquer, toujours le premier à faire plein de propositions. Il est celui qui va se présenter comme « président » à la place du président, pour « le bien du club » bien sûr. Il est celui qui va « prendre en charge une équipe la saison prochaine pour la faire monter ». Promesses verbales et uniquement verbales. Car le moment venu, Monsieur Yaka n’est plus là. Monsieur Yaka s’est défilé ; et quand il s’agit de se défiler, toutes les excuses sont bonnes : manque de temps, de moyens, d’effectifs… La critique, par contre, continuera, elle.

 Le bon footballeur, c’est plutôt celui qui s’entraîne régulièrement, qui respecte l’arbitre, son coach, les dirigeants, partenaires et adversaires. C’est celui qui s’investit un minimum dans la vie du club (participation aux manifestations, conduite des gamins le samedi sur les terrains). C’est celui qui, l’âge venu, prendra quelque recul avec le terrain pour s’investir dans l’arbitrage, dans l’entraînement des jeunes, en y consacrant un minimum de son temps libre.

Mais contrairement aux autres « types » de footballeurs, ce footballeur-là est, hélas, en voie de disparition.   

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